Lirac - Léon De Pins
Notre sélection de Châteauneuf-du-Pape
Le domaine en quelques mots
Sur la rive droite du Rhône, entre Lirac et Tavel, Roc des Pins porte le projet personnel de Léon de Pins, nouvelle génération d’une famille profondément liée à la vigne. À partir de certaines parcelles du patrimoine familial, il construit progressivement sa propre vision du Rhône méridional, avec une approche plus parcellaire et une attention particulière portée aux vieilles vignes.
Grenache, Cinsault et Clairette occupent une place centrale dans son travail. À la vigne comme au chai, Léon privilégie des vinifications douces et des élevages peu marqués, avec l’ambition de laisser parler le fruit et les nuances de chaque terroir. Des vins où fraîcheur, finesse et précision dessinent progressivement l’identité de Roc des Pins.
Tout commence par une histoire
L’histoire de Roc des Pins commence à Montfaucon, sur la rive droite du Rhône, dans une famille intimement liée à la vigne depuis plusieurs générations.
Léon de Pins est le fils de Rodolphe de Pins, vigneron du Château de Montfaucon, propriété historique située entre Lirac et Châteauneuf-du-Pape. Il grandit ainsi au milieu des vignes et d’un patrimoine familial déjà profondément ancré dans les terroirs de Lirac et Tavel.
Mais avec Roc des Pins, Léon ne cherche pas simplement à reproduire le travail familial sous une nouvelle étiquette.
Il construit progressivement son propre projet à partir d’une sélection de parcelles familiales, avec l’envie de proposer une lecture plus personnelle des appellations de la rive droite. Plusieurs sources décrivent notamment une approche davantage parcellaire, centrée sur de vieilles vignes et des vinifications moins extractives.
Son parcours contribue également à cette ouverture. Après une formation en agronomie, Léon acquiert différentes expériences en dehors du domaine familial ; une source spécialisée mentionne notamment des passages à Saint Cosme, chez Oddero dans le Piémont ainsi qu’en Australie. Ces expériences participent à construire une approche différente du Rhône méridional, davantage tournée vers la finesse et la précision.
Au coeur des vignes
C’est dans la sélection des parcelles que le projet prend réellement tout son sens.
Léon travaille à partir de certaines des vieilles vignes familiales, sans achat de raisins selon une source spécialisée. Le vignoble de Roc des Pins représente aujourd’hui une petite surface répartie entre Lirac et Tavel, avec des parcelles choisies pour leurs caractéristiques propres.
Le paysage est marqué par une diversité typique de cette partie du Rhône : calcaires, sables et galets roulés se rencontrent selon les secteurs. Mais certaines parcelles se distinguent particulièrement par leurs failles calcaires et leurs vieilles vignes en gobelet, entourées de pins, qui participent directement à l’identité visuelle et au nom du projet.
Léon cherche notamment à remettre certains cépages au centre de la lecture du terroir.
Le Grenache occupe naturellement une place importante. La cuvée Lirac Grenache 2024 provient ainsi de vieilles vignes conduites en gobelet et associe 95 % de Grenache à 5 % de Cinsault.
Mais Roc des Pins ne se limite pas au Grenache.
Le Cinsault trouve notamment une expression particulièrement intéressante sur les sols de sable et de calcaire et joue également un rôle important dans les Tavels de Léon.
En blanc, c’est la Clairette qui devient l’un des marqueurs du domaine. La cuvée 2025 est composée de 90 % de Clairette et 10 % de Piquepoul, issus de terroirs calcaires, et permet à Léon d’explorer un registre différent, davantage tourné vers la tension et la fraîcheur.
Cette diversité permet finalement à Roc des Pins de proposer plusieurs lectures d’un même territoire.
Grenache, Cinsault et Clairette deviennent moins les éléments d’un assemblage traditionnel que les instruments utilisés par Léon pour mettre en lumière les nuances de ses différentes parcelles.
Les secrets des chais
La philosophie de Roc des Pins se poursuit naturellement au chai : intervenir avec mesure pour conserver l’identité du raisin et du lieu.
Les vinifications sont volontairement douces. Les extractions sont mesurées et Léon utilise différents contenants en fonction des cépages et des parcelles, notamment cuve béton et demi-muids.
Le Lirac Grenache 2024 illustre particulièrement bien cette recherche. Une partie des raisins est travaillée en grappes entières avant un élevage d’environ un an en cuve béton, choix qui permet de limiter l'empreinte de l'élevage et de conserver le fruit au premier plan.
Le travail du blanc suit une autre logique. La Clairette 2025, complétée d’une petite proportion de Piquepoul, est vinifiée puis élevée en demi-muids, pendant environ six mois selon les informations disponibles. Le bois est ici utilisé comme un outil d’élevage et de texture davantage que comme un marqueur aromatique.
Le Tavel permet encore une autre interprétation. Sur le millésime 2025, l’assemblage de Cinsault et Grenache connaît une courte période d’infusion avant une fermentation en demi-muids, dans une recherche qui rapproche davantage le Tavel d’un véritable vin de gastronomie que d’un simple rosé de rafraîchissement.
Derrière ces choix techniques apparaît finalement une philosophie assez cohérente : moins chercher la concentration que l’équilibre, moins marquer le vin par l’élevage que laisser apparaître le fruit et le terroir.
C’est ce qui rend Roc des Pins particulièrement intéressant dans le paysage actuel de Lirac.
Léon de Pins ne tourne pas le dos à l’identité du Rhône méridional : il en propose simplement une lecture plus épurée et parcellaire, construite autour de vieilles vignes, de vinifications douces et d’élevages adaptés à chaque cuvée. Plusieurs professionnels qui distribuent ses vins mettent précisément en avant cette recherche de fraîcheur, de finesse et de fluidité.